A propos de la cohorte

La section suivante fournit des statistiques descriptives de données de base qui ont été collectées et compilées pour tous les participants recrutés dans la cohorte. Cela contribue à un effort continu pour fournir des informations actualisées sur l’évolution de la population de la CCC.

Ces données sont fournies à des fins d’information seulement et ne doivent pas être copiées ou utilisées sans l’autorisation de la CCC.

RECRUTEMENT

La Cohorte Canadienne de Co-infection (CCC; CTN222) est une étude prospective multi-centres recrutant des patients co-infectés parmi les populations VIH de 18 cliniques réparties dans cinq provinces canadiennes. La cohorte a été débutée en 2003 à Montréal, Québec, puis a été étendue à d’autres centres urbains et semi-urbains en 2007. A compter du 1er Octobre 2013, 1238 patients avaient déjà été recrutés. En 2010, le nombre annuel de nouveaux participants recrutés avait diminué puisque le recrutement avait été temporairement suspendu pendant le renouvellement de la subvention. Le recrutement a repris et reste actif depuis début 2011. Récemment 2 nouveaux sites (Saskatoon, SK et Québec, QC) ont été initiés et recrutent des patients.

Figure 1: Répartition géographique des participants recrutés dans la Cohorte Canadienne de Co-infection (CCC) par centre, 2003-2013 (N = 1238).

Figure 2: Participants nouvellement recrutés chaque année dans la CCC, 2003-2013.

Table 1: Nombre de participants suivis dans la CCC à compter du 1er Octobre 2013.

SITUATION ACTUELLE

La population de la CCC est à prédominance masculine (au moins 65%, figure 3), avec une majorité des participants rapportant une orientation hétérosexuelle (72%); 18% sont des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH). 76% des participants s’identifient comme étant blanc; cependant, une caractéristique unique de la CCC est sa forte proportion de participants autochtones (16% en 2013).

L’usage antérieur de drogues par injection est très fréquent (81%) et 35% sont des utilisateurs actuels de drogues injectables.

Au fil du temps, les deux modes principaux de transmission du VIH et du VHC chez les patients nouvellement recrutés dans la cohorte sont restés l’utilisation de drogues injectables (UDI) et la transmission sexuelle.

Figure 3: Répartition des patients recrutés dans la CCC, par sexe, 2003-2013.

Figure 4: Répartition des patients recrutés dans la CCC par mode d’infection au VIH auto-déclarée, 2003-2013.

Figure 5: Répartition des patients recrutés dans la CCC par mode d’infection au VHC auto-déclarée, 2003-2013.

Figure 6: Répartition des patients recrutés dans la CCC par ethnicité auto-déclarée, 2003-2013.

Figure 7: Répartition des patients recrutés dans la CCC par orientation sexuelle auto-déclarée, 2003-2013.

Figure 8: Répartition des patients recrutés dans la CCC par historique de drogue injectable auto-rapporté, 2003-2013.

Figure 9: Statut thérapeutique VIH lors de la première visite, 2003-2013.

En Octobre 2013, 83% des patients étaient sous traitement antirétroviral tandis qu’une faible proportion de patients (11%) restait naïfs au traitement VIH.

Figure 10 (ci-dessous) illustre le statut thérapeutique selon le nombre de cellules CD4. À la première visite, la proportion de patients naïfs au traitement avec une valeur de CD4 inférieure à 200 cellules /uL est relativement faible (5%).

Figure 10: Répartition des mesures de CD4 par statut thérapeutique VIH lors de la première visite, 2003-2013.

Figure 11: Répartition des charges virales par statut thérapeutique VIH lors de la première visite, 2003-2013.

Parmi les patients actuellement traités, la majorité possède une charge virale indétectable (73%).

Figure 12: Répartition des génotypes VHC, 2003-2013.


La plus grande proportion des patients sont de génotype VHC de type 1 (73%).

Figure 13: Répartition du statut VHC PCR lors de la première visite, 2003-2013.


La majorité des patients atteints du VIH présentant des signes sérologiques d’exposition au VHC restent chroniquement infectés par le VHC à leur entrée dans la cohorte.

Figure 14: Répartition du statut thérapeutique VHC, 2003-2013.


La figure 14 illustre l’augmentation de l’initiation du traitement anti-VHC dans la CCC. La proportion de patients naïfs a diminué au cours du suivi et représente, actuellement, environ 67%.

Figure 15: Répartition de la réponse au traitement VHC à la dernière visite, 2003-2013.


Une grande proportion de patients ayant reçu un traitement anti-VHC ont maintenu une réponse virologique (40%).

Figure 16: Statut APRI des participants à la première visite, 2003-2013.


L’aspartate aminotransférase (AST) à l’index ratio de plaquettes (APRI) est utilisé comme substitut non-invasif pour l’évaluation de la fibrose du foie et se définit comme: [100 X (AST / la limite supérieure de la normale) / nombre de plaquettes (109/L). Un score APRI≥ 1,5 est considéré comme étant équivalent à une fibrose du foie significative (correspondant à un score de biopsie> F2).

Figure 17: Historique de diagnostiques de maladie du foie en phase terminale et de SIDA lors de la première visite, 2003-2013.


Les maladies du foie en phase terminale incluent la cirrhose du foie, l'ascite, l'encéphalopathie hépatique, l’hémorragie des varices oesophagiennes, la péritonite bactérienne spontanée et le carcinome hépatocellulaire.

Les diagnostiques de SIDA ont été définis selon la classification du Centre de contrôle des maladies.

Figure 18: Répartition des causes de décès parmi les participants de la CCC, 2003-2013.


L'utilisation généralisée de la thérapie antirétrovirale hautement active (HAART) pour le traitement des patients atteints du VIH dans les pays développés a conduit à une diminution spectaculaire de la mortalité liée au SIDA. Parmi les patients co-infectés par le VHC, les maladies du foie ont émergé comme une des principales causes de décès. Ceci est illustré comme étant vrai au sein de notre cohorte où les principales causes de décès sont les maladies du foie en phase terminale (19%) suivie par les surdoses de drogues injectables (16%). Tous les décès dans le CCC ont été rapportés en utilisant le système de "Codification de décès liés au VIH" (CoDe) (www.cphiv.dk/CoDe/tabid/55/Default.aspx), puis les causes sous-jacentes de décès sont déterminées selon la classification internationale des maladies, dixième révision des règles (CIM-10).

Table 2: Caractéristiques socio-démographiques des participants à la première visite, 2003-2013.

Table 3: Caractéristiques cliniques des participants à la première visite, 2003-2013.